Corps Diplomatic NewsCorps Diplomatic News
Notification Show More
Latest News
CEDEAO: voici les décisions prises lors de la  69e session ordinaire des Chefs d’État et de gouvernement
22 juillet 2026
Coopération: trois accords signés ce 15 juillet entre le Togo et le Luxembourg
15 juillet 2026
Togo: l’Union européenne débloque un million d’euros  pour accompagner les diplômés dans l’aquaculture
15 juillet 2026
Robert DUSSEY  élevé au rang de  Commandeur de l’Ordre des Étalons au Burkina Faso
7 juillet 2026
L’Ambassade des Etats-Unis à Lomé a donné le ton à la 250e  bougie
2 juillet 2026
Aa
  • Accueil
  • A la découverte du Togo
    • Culture
    • Tourisme
    • Textes de lois
  • Actualités
    • Diplomatie
    • Azimuts
    • Economie
    • Santé
    • Coopération
    • Finance
    • Education
    • Environnement
  • Contact
Reading: 3e rencontre de l’APA: l’Afrique définit son repositionnement stratégique et diplomatique  à Lomé
Share
Corps Diplomatic NewsCorps Diplomatic News
Aa
  • Economie
  • Environnement
  • Politique
  • Education
  • A la découverte du Togo
  • Développement
Search
  • Categories
    • A la découverte du Togo
    • Politique
    • Environnement
    • Développement
    • Economie
    • Education
    • Santé
Have an existing account? Sign In
Follow US
DiplomatieLA UNE

3e rencontre de l’APA: l’Afrique définit son repositionnement stratégique et diplomatique  à Lomé

La Rédaction
La Rédaction 3 juin 2025
Updated 2025/06/03 at 9:30 AM
Share
SHARE

La troisième conférence ministérielle de l’Alliance Politique Africaine (APA) s’est tenue ce lundi 02 juin 2025 dans la capitale togolaise Lomé, avec  une ambition forte: redessiner la place de l’Afrique dans un monde en pleine métamorphose. Placée sous le thème : « Place de l’Afrique dans un monde en mutation: enjeu d’un repositionnement stratégique et diplomatique », cette rencontre réunit des délégués de dix nations africaines, décidés à faire du continent un acteur central des équilibres mondiaux. Orchestrée par le ministre togolais des Affaires étrangères et de l’Intégration Africaine, le Professeur Robert DUSSEY, cette assemblée s’inscrit dans une quête de souveraineté et d’unité, où l’Afrique aspire à écrire sa propre partition dans le concert des nations.

Un vibrant appel à l’émancipation du continent africain

Dès l’ouverture des travaux, dans l’écrin de l’hôtel 2 Février, Robert Dussey a posé les jalons d’une vision résolument offensive. « L’Afrique doit cesser d’être le témoin passif de l’histoire pour en devenir l’architecte », a-t-il déclaré, sa voix empreinte d’une ferveur panafricaine. Face à un auditoire composé de ministres et de diplomates issus de pays comme l’Angola, le Burkina Faso, la Guinée ou encore la République Démocratique du Congo, récemment intégrée à l’Alliance, il a plaidé pour une rupture avec les postures héritées d’un passé colonial. Par conséquent, cette troisième conférence, après celles de Lomé en 2023 et de Bamako en 2024, marque une étape décisive dans la formalisation de l’APA, avec l’adoption imminente d’une charte, prévue pour fin 2025, qui structurera ses ambitions.

Le contexte mondial, marqué par des reconfigurations géopolitiques – du retour du protectionnisme à l’émergence de nouveaux blocs comme les BRICS – offre à l’Afrique une opportunité inédite. Pourtant, comme l’a souligné Dussey, le continent reste sous-représenté dans les arènes multilatérales, notamment au Conseil de Sécurité de l’ONU, où il réclame deux sièges permanents. Ainsi, cette exigence, relayée lors du sommet du G20 de 2024 à Rio, trouve un écho dans les discussions de Lomé, où les délégués explorent des stratégies pour amplifier la voix africaine sur des dossiers cruciaux : commerce, sécurité, transitions énergétiques et gouvernance numérique.

L’APA: une diplomatie unie face aux défis globaux

L’APA, née en 2023 à l’initiative du Togo, se veut un antidote aux fragmentations qui freinent l’unité africaine. Contrairement à l’Union Africaine, parfois perçue comme engluée dans des dynamiques bureaucratiques, ou à la CEDEAO, critiquée pour son alignement sur des intérêts extérieurs, l’Alliance mise sur une coopération agile entre nations partageant une vision panafricaniste. Les débats, qui se prolongent jusqu’au 4 juin, abordent des enjeux pressants. La sécurité, d’abord, domine les échanges, alors que le Sahel est secoué par plus de 3200 attaques terroristes en 2024, selon les chiffres de l’Union Africaine. L’APA prône une réponse endogène, s’appuyant sur la mutualisation des ressources, comme l’illustre l’Alliance des États du Sahel (AES). De même, sur le plan économique, la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), opérationnelle depuis 2021, est vue comme un levier pour réduire la dépendance aux exportations de matières premières. En 2024, le commerce intra-africain a progressé de 3,2 %, un signal encourageant que l’APA souhaite amplifier en harmonisant les politiques commerciales.

L’innovation au menu de la souveraineté africaine

L’innovation, technologique et diplomatique, est un autre pilier des discussions. À l’heure où l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques redéfinissent les rapports de force, l’APA explore des partenariats pour doter l’Afrique de capacités autonomes. Le récent sommet 3i Africa 2025, tenu à Accra, a mis en lumière l’urgence d’une gouvernance africaine des actifs numériques, un thème repris à Lomé. Aussi, le continent, riche en minerais stratégiques comme le cobalt et le lithium, cherche-t-il à transformer ces ressources localement, à l’image de la Zone Industrielle de Glo-Djigbé au Bénin, un modèle que le Togo promeut comme exemple d’industrialisation endogène.

L’écologie, enfin, occupe une place centrale. Alors que la 20ᵉ session de la Conférence Ministérielle Africaine sur l’Environnement (AMCEN) se tiendra en juillet 2025 à Nairobi, l’APA anticipe les négociations climatiques en prônant une justice environnementale. Les délégués insistent sur la nécessité de financements accrus pour l’adaptation au changement climatique, alors que l’Afrique, responsable de moins de 4 % des émissions mondiales, subit de plein fouet les sécheresses et les inondations.

On reconnaît ici le Chef de la Diplomatie malienne, Abdoulaye DIOP

Travailler pour un panafricanisme pragmatique

L’APA s’inscrit dans une lignée historique, celle des pères fondateurs de l’Organisation de l’Unité Africaine, comme Kwame Nkrumah ou Modibo Keïta. Pourtant, elle se distingue par son pragmatisme, refusant les envolées lyriques au profit d’une feuille de route concrète. La conférence de Lomé, prolongée par le 9ᵉ Congrès Panafricain prévu en 2024 dans la même ville, vise à institutionnaliser cet élan. Un comité de haut niveau, dirigé par le Togo, planche sur des mécanismes de coordination, incluant un secrétariat permanent et des groupes de travail thématiques, pour traduire les discours en actions.

La présence des personnalités comme le ministre malien Abdoulaye DIOP ou la vice-ministre congolaise Gracia Yamba Kazadi, arrivée le 1ᵉʳ juin, témoigne de l’attrait croissant pour cette Alliance.

Les dix membres actuels – Angola, Burkina Faso, Centrafrique, Gabon, Guinée, Libye, Mali, Namibie, Tanzanie et Togo – auxquels s’ajoute la RDC, incarnent cette aspiration à une Afrique non alignée, capable de négocier d’égal à égal avec les grandes puissances.

Il sied de préciser que  la troisième conférence de l’APA, portée par une diplomatie togolaise, n’est pas un simple conclave ; elle est le creuset dans lequel s’esquisse une Afrique décomplexée, prête à revendiquer sa place dans un monde multipolaire. Entre défis sécuritaires, impératifs économiques et aspirations écologiques, les délégués réunis dans la « capitale de la paix » tracent un chemin sur lequel l’unité et la souveraineté deviennent les piliers d’un continent en pleine ascension. Alors que les travaux se poursuivent, une certitude émerge: l’Afrique, galvanisée par l’APA, ne se contentera plus d’être spectatrice de l’histoire; elle en sera l’actrice de premier plan.

La Rédaction 3 juin 2025
Share this Article
Facebook TwitterEmail Print
Leave a comment

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles récents

  • CEDEAO: voici les décisions prises lors de la  69e session ordinaire des Chefs d’État et de gouvernement
  • Coopération: trois accords signés ce 15 juillet entre le Togo et le Luxembourg
  • Togo: l’Union européenne débloque un million d’euros  pour accompagner les diplômés dans l’aquaculture
  • Robert DUSSEY  élevé au rang de  Commandeur de l’Ordre des Étalons au Burkina Faso
  • L’Ambassade des Etats-Unis à Lomé a donné le ton à la 250e  bougie

Commentaires récents

  • La Rédaction dans «Dieu ne viendra pas changer notre société à notre place», a déclaré Mgr Nicodème Barrigah
  • eTextbookShelf dans «Dieu ne viendra pas changer notre société à notre place», a déclaré Mgr Nicodème Barrigah

You Might Also Like

DiplomatieLA UNENon classé

CEDEAO: voici les décisions prises lors de la  69e session ordinaire des Chefs d’État et de gouvernement

22 juillet 2026
CoopérationDéveloppementDiplomatieLA UNE

Coopération: trois accords signés ce 15 juillet entre le Togo et le Luxembourg

15 juillet 2026
CoopérationEconomieLA UNE

Togo: l’Union européenne débloque un million d’euros  pour accompagner les diplômés dans l’aquaculture

15 juillet 2026
DiplomatieLA UNE

Robert DUSSEY  élevé au rang de  Commandeur de l’Ordre des Étalons au Burkina Faso

7 juillet 2026

Nos infos

  • Togo
  • Diplomatie
  • Azimuts
  • Economie
  • Santé
  • Coopération
  • Finance
  • Education
  • Environnement

A propos

Corps Diplomatique est une Agence privée de presse et de communication basée à Lomé au Togo en Afrique de l’Ouest. Siège: Avénou, Café Informatique Tel: 00228 92 41 16 66 corpsdiplomaticnews@gmail.com Récépissé N°0063/HAAC/11-2022/pl/P

© Corps Diplomatique 2022. Tous droits réservés. Propulsé par KPONBUNT TECH

Removed from reading list

Undo
Welcome Back!

Sign in to your account

Lost your password?