La 6e édition du Forum africain sur la justice transitionnelle est ouverte ce mercredi 07 septembre 2022 à Lomé. Durant trois jours, les experts venus de tous les horizons du continent africain vont plancher sur cette matière. Ce forum est à mettre à l’actif du Département des affaires politiques, de la paix et de la sécurité (PAPS) de la Commission de l’UA (CUA) et le Centre d’étude de la violence et de la réconciliation (CSVR) en collaboration avec le Haut-commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN).

Ledit forum rassemble des universitaires, des chercheurs, des praticiens, des décideurs politiques et des représentants d’organisations de la société civile. Il vise trois objectifs. Il s’agit notamment d’examiner dans quelle mesure les processus de justice transitionnelle ont (ou n’ont pas) intégré les initiatives visant à garantir et construire l’Afrique rêvée à l’horizon 2063, d’évaluer l’application et l’applicabilité de la justice transitionnelle pour répondre aux défis et crises émergentes et de générer des idées concrètes et pratiques sur la manière de mettre en œuvre efficacement la politique de justice transitionnelle en Afrique.
Selon la présidente du Haut-Commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN), Awa Nana-Daboya, la rencontre constitue un cadre idéal permettant de mieux saisir les contours et les subtilités des processus de justices transitionnelles dans le monde, en cours dans les autres pays et de faire encore mieux. Plus largement, a-t-elle précisé, «cette rencontre permettra aux praticiens de la justice transitionnelle dans nos pays respectifs, de tirer profit des expériences respectives dans une Afrique en proie à plusieurs défis qui fragilisent des politiques visant à renforcer le bien-être des populations».
De son côté, le représentant du Président de la République, le ministre Christian Trimua a indiqué qu’en choisissant le Togo pour abriter cet évènement continental, l’Union Africaine et le Centre d’Etude sur la Violence et la Réconciliation reconnaissent les avancées pertinentes enregistrées ces dernières années par le pays dans l’apaisement du corps social, le renforcement du capital humain et l’amélioration de la gouvernance démocratique. « Au-delà des problématiques inscrites à son agenda, le Forum de Lomé sur la justice transitionnelle doit explorer les pistes pouvant permettre de consolider le capital humain et social dans une Afrique appelée à construire des sociétés plus paisibles et plus respectueuses des droits humains malgré les menaces qui se dressent devant nos Etats », a-t-il lancé.
Au menu de cette rencontre, figurent des thèmes à l’instar de : «Justice transitionnelle, sécurité alimentaire et transformation socio-économique en Afrique; transitions émergentes et changement de pouvoir ainsi que leur rôle dans le développement et la transformation sociale ; dimensions Genre de l’insécurité et justice transitionnelle; rôle de la jeunesse dans les transitions, la justice transitionnelle et la transformation sociale ; changements climatiques, justice environnementale et Justice transitionnelle ; participation des groupes marginalisés dans la justice transitionnelle ».

Il sied de rappeler que le Forum africain sur la justice transitionnelle est une plateforme annuelle multipartite visant à examiner l’état de la justice transitionnelle en Afrique et a pour but de renforcer les mécanismes et les pratiques de cette forme de justice. Même si cette édition est la sixième consécutive, il s’agit du quatrième dialogue continental après l’adoption de la Politique de justice transitionnelle de l’Union africaine (JTP-UA) en février 2019 et de la troisième rencontre pendant la pandémie de Covid-19 sur le continent.

Notons également que l’Archevêque métropolitain de Lomé, Monseigneur Nicodème Anani Barrigah-Benissan prend part aux travaux de ce forum.

