Les outils statistiques destinés à mieux orienter les politiques publiques occupent une place de choix au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). C’est dans cette dynamique que deux ateliers régionaux consacrés à l’indice du coût de la construction et aux statistiques du handicap ont été ouverts le 29 juin 2026 à Lomé. Les travaux réunissent des experts, des statisticiens et des représentants des États membres autour d’un même objectif, celui de renforcer la qualité des données au service du développement.

À l’ouverture de ces rencontres, la ministre, secrétaire générale de la Présidence du Conseil, Dr Sandra Ablamba Johnson, représentée par le secrétaire général du ministère de la Planification du développement, Béguédouwè Paneto, a rappelé la place centrale des statistiques dans la conduite des politiques publiques. « Des données statistiques fiables et objectives constituent un levier essentiel de planification et de suivi-évaluation des politiques et programmes de développement », a-t-elle déclaré.
Le premier atelier est consacré à l’indice du coût de la construction. Cet indicateur permet de mesurer l’évolution des dépenses liées aux matériaux, à la main-d’œuvre et aux autres composantes du secteur du bâtiment. Il constitue un outil d’aide à la décision pour les pouvoirs publics, les investisseurs ainsi que les acteurs du bâtiment et des travaux publics. Son harmonisation au niveau régional facilite également la comparaison des données entre les États membres et renforce le suivi des projets d’infrastructures.

Cette réflexion intervient alors que plusieurs pays de la sous-région accordent une place croissante au logement, aux infrastructures et à l’aménagement urbain. Au Togo, les projets immobiliers et les programmes de développement urbain donnent une importance particulière à la maîtrise des coûts de construction et à la disponibilité d’indicateurs fiables pour la préparation des investissements. Plus largement, la CEDEAO encourage le renforcement des systèmes statistiques nationaux afin de disposer de données comparables et conformes aux standards internationaux.

En parallèle, la seconde rencontre porte sur les statistiques du handicap. L’ambition est d’améliorer les méthodes de collecte et d’analyse des données relatives aux personnes vivant avec un handicap. Des statistiques de meilleure qualité permettent d’identifier les besoins réels, d’évaluer les politiques publiques et de favoriser une prise en compte plus précise de cette composante de la population dans les programmes nationaux de développement.
Le représentant du Bureau national de la CEDEAO et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) au Togo, Essokiza Anakpa, a lui aussi mis l’accent sur la valeur des données. Selon lui, « les statistiques ou les données de façon générale permettent d’orienter les politiques publiques et d’éclairer les décideurs sur les choix à opérer ».
La représentante résidente de la CEDEAO au Togo, Deweh Emily Gray, a, pour sa part, souligné la portée de ces deux ateliers. Elle a indiqué que leur ambition est de « doter l’espace CEDEAO de statistiques fiables et porteuses de sens pour l’action publique ».
Les échanges prévus durant plusieurs jours doivent permettre aux participants d’approfondir les méthodes de production statistique, de partager les expériences nationales et de consolider la coopération entre les instituts nationaux de statistique. Les recommandations attendues contribueront à l’amélioration des outils de mesure utilisés dans les différents États de la CEDEAO, aussi bien pour le suivi du secteur de la construction que pour la production de données relatives au handicap.

