{"id":6552,"date":"2023-11-16T08:05:50","date_gmt":"2023-11-16T08:05:50","guid":{"rendered":"https:\/\/corpsdiplomaticnews.tg\/?p=6552"},"modified":"2023-11-16T08:05:53","modified_gmt":"2023-11-16T08:05:53","slug":"faure-gnassingbe-a-donne-le-ton-a-la-2e-edition-dafis-a-lome","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/corpsdiplomaticnews.tg\/index.php\/2023\/11\/16\/faure-gnassingbe-a-donne-le-ton-a-la-2e-edition-dafis-a-lome\/","title":{"rendered":"Faure Gnassingb\u00e9 a donn\u00e9 le ton \u00e0 la 2e \u00e9dition d\u2019AFIS \u00e0 Lom\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<p>La deuxi\u00e8me \u00e9dition de l\u2019Africa Financial Industry Summit (AFIS) \u00e0 Lom\u00e9 a \u00e9t\u00e9 ouverte officiellement ce mercredi 15 novembre 2023 par Faure Gnassingb\u00e9, le pr\u00e9sident togolais. A l\u2019ouverture des travaux, \u00a0il a mis fait savoir que la ma\u00eetrise de la vie \u00e9conomique du continent ne peut avoir de succ\u00e8s qu&rsquo;\u00e0 travers la mutualisation des strat\u00e9gies des syst\u00e8mes financiers de tous les gouvernements des pays africains.<br>\u00ab Nous ne pouvons reprendre le contr\u00f4le du r\u00e9cit africain sans une action concert\u00e9e. L\u2019Afrique doit regagner collectivement la maitrise de son narratif \u00bb, a-t-d\u00e9clar\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"602\" src=\"https:\/\/corpsdiplomaticnews.tg\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/AFIS-1-1024x602.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6553\" srcset=\"https:\/\/corpsdiplomaticnews.tg\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/AFIS-1-1024x602.jpeg 1024w, https:\/\/corpsdiplomaticnews.tg\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/AFIS-1-300x176.jpeg 300w, https:\/\/corpsdiplomaticnews.tg\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/AFIS-1-768x452.jpeg 768w, https:\/\/corpsdiplomaticnews.tg\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/AFIS-1-860x506.jpeg 860w, https:\/\/corpsdiplomaticnews.tg\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/AFIS-1.jpeg 1080w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>En trois \u00e9ditions, le Togo s&rsquo;honore d&rsquo;accueillir  pour la deuxi\u00e8me fois cette rencontre de haut niveau continental. Lom\u00e9, la capitale togolaise, regorge selon les organisateurs, beaucoup de facilit\u00e9s dans l&rsquo;organisation d&rsquo;un tel \u00e9v\u00e9nement. \u00ab Il y a un tissu industriel favorable, un certain nombre d\u2019acteurs financiers capables de comprendre la pertinence de l\u2019\u00e9v\u00e9nement. \u00c9galement, d\u2019un point de vue logistique, Lom\u00e9 est facile \u00e0 rallier et dispose de l\u2019infrastructure pour accueillir un \u00e9v\u00e9nement de cette taille et plus de 1.000 personnes. Enfin, il faut saluer la forte mobilisation des acteurs publics comme priv\u00e9s \u00bb, a indiqu\u00e9 Mamadou Goundiam, le Directeur g\u00e9n\u00e9ral d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 du Groupe Jeune Afrique Media, fondateur de l\u2019AFIS.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;<strong>Discours de Son Excellence Faure Essozimna GNASSINGBE, Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique Togolaise<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Lom\u00e9, mercredi 15 novembre 2023<\/p>\n\n\n\n<p>Chers amis,<\/p>\n\n\n\n<p>Chers invit\u00e9s<\/p>\n\n\n\n<p>Chers participants,<\/p>\n\n\n\n<p>Je voudrais vous remercier de votre pr\u00e9sence, remercier particuli\u00e8rement le groupe Jeune Afrique et la SFI pour la confiance renouvel\u00e9e dans notre capitale pour l\u2019organisation de cette \u00e9dition.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9dition AFIS 2022 faisait la part belle aux crises et \u00e0 leur gestion. Son premier panel s\u2019intitulait d\u2019ailleurs \u00ab Transformer la finance africaine en p\u00e9riode de crise \u00bb. Force est de constater que nous ouvrons aujourd\u2019hui unnouveau chapitre. Le th\u00e8me des crises laisse place \u00e0 celui des opportunit\u00e9s. Le premier panel de cette ann\u00e9e, \u00ab B\u00e2tir une industrie financi\u00e8re africaine de classe mondiale : une opportunit\u00e9 \u00e0 1500 milliards \u00bb. Ce th\u00e8me incarne cette nouvelle symbolique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Mesdames, Messieurs, je voudrais tout d\u2019abord m\u2019interroger devant vous.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Comment expliquer ce regain d\u2019optimisme? La normalisation des prix y est bien s\u00fbr pour beaucoup. Apr\u00e8s des mois d\u2019inqui\u00e9tude, l\u2019inflation retombe enfin et les prix des produits de base, notamment alimentaires et \u00e9nerg\u00e9tiques, se d\u00e9tendent. Cette baisse de l\u2019inflation est constat\u00e9e partout dans le monde. Les derni\u00e8res projections du FMI sugg\u00e8rent que la hausse des prix aura atteint 6,8% en 2023, avant de revenir \u00e0 5,2% en 2024, une nette am\u00e9lioration par rapport au taux de 8,7% enregistr\u00e9 l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re. Mieux encore, la baisse de l\u2019inflation est particuli\u00e8rement prononc\u00e9e dans notre espace UEMOA, Union \u00e9conomique et mon\u00e9taire ouest africaine. Le taux d\u2019inflation est tomb\u00e9 \u00e0 2,7% en septembre 2023, une performance \u00e0 saluer quand on la compare au pic de 8,8% enregistr\u00e9 en ao\u00fbt 2022 et au taux de 6,0% en janvier 2023. Plus g\u00e9n\u00e9ralement, le dynamisme de nos \u00e9conomies \u00e0 de quoi nous rendre optimiste. En Afrique de l\u2019Ouest, les donn\u00e9es de la campagne agricole 2022\/2023 montrent une augmentation de 9,7% de la production vivri\u00e8re au sein de l\u2019Union, atteignant un volume impressionnant de 72 millions de tonnes. \u00c9tant donn\u00e9 l\u2019importance cruciale de l\u2019agriculture, qui emploie 65% de notre main- d\u2019\u0153uvre et contribue \u00e0 hauteur de 40% \u00e0 notre PIB, de telles r\u00e9alisations ne peuvent que nous encourager.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Notre secteur industriel n\u2019est pas en reste. Le Port Autonome de Lom\u00e9 est plus dynamique que jamais, sugg\u00e9rant de bonnes performances \u00e9conomiques pour l\u2019ensemble de la sous-r\u00e9gion. Cette tendance favorable ne se cantonne pas d\u2019ailleurs au Togo ou \u00e0 l\u2019Afrique de l\u2019Ouest. C\u2019est l\u2019Afrique sub-saharienne tout enti\u00e8re qui s\u2019engage r\u00e9solument sur le chemin de la reprise. La r\u00e9gion devrait conna\u00eetre un rebond significatif, avec une croissance estim\u00e9e \u00e0 4,0 %. A plus long-terme, la ZLECAf saura ancrer cette reprise dans la dur\u00e9e. A l\u2019heure o\u00f9 une partie du monde se d\u00e9tourne de la promesse des \u00e9changes commerciaux, notre pacte historique a cr\u00e9\u00e9 le plus vaste accord de libre- \u00e9change au monde, tant en termes de population que de superficie. Il rassemble pr\u00e8s d\u2019un milliard et demi d\u2019individus r\u00e9partis dans 55 pays, formant une entit\u00e9 \u00e9conomique dont le PIB est comparable \u00e0 celui de l\u2019Inde. Mais aujourd\u2019hui, je crois c\u2019est le secteur financier qui nous int\u00e9resse. Notons tout d\u2019abord le maintien des activit\u00e9s de cr\u00e9dit, qui d\u00e9montrent la r\u00e9silience du secteur malgr\u00e9 un durcissement manifeste des conditions de cr\u00e9dit. En Afrique de l\u2019Ouest, le financement du secteur priv\u00e9 a conserv\u00e9 son dynamisme. Les cr\u00e9ances sur l\u2019\u00e9conomie ont connu une croissance annuelle de 11,6% en ao\u00fbt 2023, apr\u00e8s un taux de 15% le mois pr\u00e9c\u00e9dent. De mani\u00e8re plus g\u00e9n\u00e9rale, le march\u00e9 des services financiers en Afrique devrait conna\u00eetre une croissance significative dans les ann\u00e9es \u00e0 venir, avec une augmentation annuelle d\u2019environ 10 %, pour atteindre environ 230 milliards de dollars de revenus d\u2019ici 2025. Ce d\u00e9veloppement est tr\u00e8s largement port\u00e9 par l\u2019adoption rapide des fintechs, soutenue par l\u2019augmentation de la possession de smartphones, la r\u00e9duction des co\u00fbts d\u2019acc\u00e8s \u00e0 Internet, et une population jeune, en croissance rapide et de plus en plus urbanis\u00e9e. Ainisi, depuis la pand\u00e9mie, le dynamisme du secteur est extraordinaire. Entre 2021 et 2023, le nombre de FinTechs africaines a cru de 17%, et on en compte aujourd\u2019hui plus de 600. Ainsi pr\u00e9sent\u00e9, l\u2019avenir semble prometteur. Et pourtant, Mesdames, Messieurs, un sentiment pessimiste persiste en dehors du continent. La semaine pass\u00e9e, le journal \u2018Le Monde\u2019 faisait m\u00eame \u00e9tat de \u00ab perspectives \u00e9conomiques m\u00e9diocres au sud du Sahara\u00bb. Un tel \u00e9cart avec la r\u00e9alit\u00e9 du terrain m\u2019\u00e9tonne. Malheureusement, les cons\u00e9quences de ce biais n\u00e9gatif ne sont pas seulement symboliques. Ce biais menace, tr\u00e8s concr\u00e8tement, notre capacit\u00e9 \u00e0 financer notre d\u00e9veloppement. L\u2019exemple le plus \u00e9loquent de cette probl\u00e9matique est bien entendu celui des notations souveraines, qui tendent \u00e0 \u00eatre syst\u00e9matiquement d\u00e9favorables aux pays africains. Souvent, ces notations sont davantage influenc\u00e9es par la richesse des pays que par le risque r\u00e9el de d\u00e9faut. Ce \u00ab deux poids deux mesures \u00bb \u00e9tait frappant au cours de la pand\u00e9mie de Covid-19. La plupart des pays d\u00e9velopp\u00e9s n\u2019ont pas subi de d\u00e9gradation de leur note, ce qui leur a permis de continuer \u00e0 acc\u00e9der au financement malgr\u00e9 une augmentation significative de leur endettement. Je veux insister devant vous que cet handicap dont souffre l\u2019Afrique face aux notations souveraines ne date pas de la crise du Covid-19, et ne se limite pas \u00e0 une comparaison entre les pays d\u00e9velopp\u00e9s et les pays en d\u00e9veloppement. Historiquement, notre continent a toujours \u00e9t\u00e9 confront\u00e9 \u00e0 un handicap notable, m\u00eame par rapport \u00e0 d\u2019autres pays en d\u00e9veloppement. Prenons l\u2019exemple de l\u2019Angola : voil\u00e0 un pays qui n\u2019a pas fait d\u00e9faut sur ses obligations depuis la guerre civile, et pourtant il a \u00e9t\u00e9 contraint en 2017 de payer des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat significativement plus \u00e9lev\u00e9s que l\u2019Argentine, qui a \u00e9mis une obligation \u00e0 100 ans un an apr\u00e8s avoir fait d\u00e9faut, et trois ans avant de faire d\u00e9faut \u00e0 nouveau. Ce biais ne se limite pas uniquement aux agences de notation. En effet, m\u00eame pour une note \u00e9quivalente attribu\u00e9e par ces agences, un pays africain se voit souvent contraint de proposer des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat plus \u00e9lev\u00e9s. On peut prendre l\u2019exemple de l\u2019Afrique du Sud et du Br\u00e9sil : avec la m\u00eame note de cr\u00e9dit, l\u2019Afrique du Sud se voit imposer des conditions plus on\u00e9reuses par les investisseurs internationaux. C\u2019est ainsi qu\u2019aucun pays africain n\u2019a \u00e9mis d\u2019Eurobond depuis juin 2022. Une cons\u00e9quence directe de ce biais est, naturellement, l\u2019augmentation du co\u00fbt des financements priv\u00e9s pour les gouvernements africains. Mais il affecte plus largement le financement de l\u2019ensemble de nos \u00e9conomies. Les investisseurs prennent en compte les notations de cr\u00e9dit avant de prendre des d\u00e9cisions parce qu\u2019elles servent de proxy pour \u00e9valuer l\u2019\u00e9conomie dans son ensemble. Cette situation me pr\u00e9occupe particuli\u00e8rement parce que le secteur priv\u00e9 est appel\u00e9 \u00e0 jouer un r\u00f4le crucial dans le financement du d\u00e9veloppement africain. Mon pays a d\u2019ailleurs toujours \u00e9t\u00e9 r\u00e9solument engag\u00e9 sur cette voie, notre ambition \u00e9tant de financer la moiti\u00e9 de notre Feuille de Route 2025 par des investissements priv\u00e9s.\u00a0 <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"720\" src=\"https:\/\/corpsdiplomaticnews.tg\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/AFIS-2-1024x720.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6554\" srcset=\"https:\/\/corpsdiplomaticnews.tg\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/AFIS-2-1024x720.jpeg 1024w, https:\/\/corpsdiplomaticnews.tg\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/AFIS-2-300x211.jpeg 300w, https:\/\/corpsdiplomaticnews.tg\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/AFIS-2-768x540.jpeg 768w, https:\/\/corpsdiplomaticnews.tg\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/AFIS-2-860x604.jpeg 860w, https:\/\/corpsdiplomaticnews.tg\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/AFIS-2.jpeg 1080w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Mesdames, Messieurs, plus g\u00e9n\u00e9ralement, la contribution du secteur priv\u00e9 sera critique dans le cadre de la lutte contre le changement climatique comme le rappelait, Monsieur Sergio Pimenta, parce que d\u2019ici \u00e0 2030, les besoins en investissements pour l\u2019att\u00e9nuation du changement climatique dans les \u00e9conomies \u00e9mergentes et en d\u00e9veloppement sont estim\u00e9s \u00e0 environ, vous avez dit 2080 milliards, moi j\u2019ai 2 000 milliards de dollars par an. Et 80 % de ces besoins en investissements devront \u00eatre financ\u00e9s par le secteur priv\u00e9. Il est donc crucial de souligner que notre collaboration avec le secteur priv\u00e9 n\u2019est pas seulement un choix strat\u00e9gique. C\u2019est une n\u00e9cessit\u00e9 imp\u00e9rieuse compte tenu de la stagnation des flux de l\u2019Aide publique au d\u00e9veloppement. Les donn\u00e9es de l\u2019OCDE de l\u2019ann\u00e9e 2022 sont, \u00e0 ce sujet, \u00e9loquentes. Alors que les flux nets d\u2019APD ont globalement augment\u00e9 en 2022 de 15 % en termes r\u00e9els, les donn\u00e9es pr\u00e9liminaires indiquent que les flux bilat\u00e9raux nets vers l\u2019Afrique ont eux baiss\u00e9 de 7 % en termes r\u00e9els. D\u00e8s lors, je veux souligner ici que si nous voulons saisir pleinement les opportunit\u00e9s du continent africain, nous devons rectifier ce prisme n\u00e9gatif, ce biais de perception n\u00e9gatif. Il va sans dire qu\u2019une partie de cet effort doit \u00eatre entrepris au niveau national. Et en particulier, il incombe aux \u00c9tats de rassurer le secteur priv\u00e9, et de se montrer transparent et \u00e0 l\u2019\u00e9coute. Rassurer, c\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019objet du Conseil de Concertation \u00c9tat-Secteur Priv\u00e9, une plateforme mise en place par mon gouvernement pour conduire un dialogue permanent avec nos investisseurs Mais rassurer, c\u2019est aussi assurer la s\u00e9curit\u00e9 du territoire et de nos c\u00f4tes. Il incombe \u00e9galement \u00e0 nos \u00c9tats de valoriser les opportunit\u00e9s offertes par nos pays. Cette promotion s\u2019applique bien entendu aux projets individuels, comme nous le pratiquons lorsque le gouvernement rencontre des investisseurs pour financer des projets sp\u00e9cifiques. Et nous savons tous que ces investisseurs se plaignent souvent d\u2019un manque de \u00ab pipeline \u00bb dans nos pays. Cependant, au-del\u00e0 de la promotion de projets isol\u00e9s, il est primordial de v\u00e9hiculer une vision \u00e0 long terme. C\u2019est dans cette optique que nous avons initi\u00e9 la Feuille de Route Togo 2025, destin\u00e9e \u00e0 servir \u00e0 la fois de guide strat\u00e9gique et de banque de projet.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Je terminerai en disant que nous ne pouvons reprendre le contr\u00f4le du r\u00e9cit africain sans une action concert\u00e9e. Je consid\u00e8re qu\u2019il est crucial pour l\u2019Afrique de regagner collectivement la ma\u00eetrise de son narratif. C\u2019est dans cette perspective que le Togo s\u2019engage depuis longtemps dans la construction et la concr\u00e9tisation de l\u2019unit\u00e9 panafricaine. C\u2019est \u00e0 Lom\u00e9, en 2000, que les accords fondateurs de l\u2019Union Africaine ont \u00e9t\u00e9 sign\u00e9s et c\u2019est \u00e9galement dans notre capitale que se tiendra, en 2024, le Congr\u00e8s panafricain. Hier, nous \u00e9tions avec le Nig\u00e9ria \u00e0 l\u2019origine de la cr\u00e9ation de la Communaut\u00e9 Economique des Etats de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest en 1975. C\u2019est dans ce m\u00eame esprit que nous avons contribu\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation de l\u2019Alliance Politique Africaine, t\u00e9moignant de notre engagement continu en faveur d\u2019une autonomie strat\u00e9gique panafricaine. <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"800\" src=\"http:\/\/corpsdiplomaticnews.tg\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/IFORDD2-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6072\" srcset=\"https:\/\/corpsdiplomaticnews.tg\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/IFORDD2-1.jpg 800w, https:\/\/corpsdiplomaticnews.tg\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/IFORDD2-1-300x300.jpg 300w, https:\/\/corpsdiplomaticnews.tg\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/IFORDD2-1-150x150.jpg 150w, https:\/\/corpsdiplomaticnews.tg\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/IFORDD2-1-768x768.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Je me r\u00e9jouis donc que ce sujet de la coop\u00e9ration africaine constitue aujourd\u2019hui un fil rouge tout au long de notre programme, abordant des th\u00e9matiques aussi vari\u00e9es que la Taxonomie verte pour l\u2019Afrique, la coordination r\u00e9glementaire dans le secteur de la FinTech, ainsi que les discussions portant sur l\u2019\u00e9tablissement d\u2019une autorit\u00e9 bancaire unifi\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de notre continent. Car il n\u2019y a aucune raison valable pour que l\u2019Afrique ne prenne pas sa juste place sur l\u2019\u00e9chiquier g\u00e9ostrat\u00e9gique mondial. Le continent repr\u00e9sente 28% des \u00c9tats membres des Nations Unies et, d\u2019ici \u00e0 2050, la population africaine constituera 25% de la population mondiale. Cette proportion devrait atteindre 40% en 2100. Notre voix, la voix africaine doit \u00eatre \u00e0 la mesure de cet avenir. Merci et bonne conf\u00e9rence \u00e0 tous.\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La deuxi\u00e8me \u00e9dition de l\u2019Africa Financial Industry Summit (AFIS) \u00e0 Lom\u00e9 a \u00e9t\u00e9 ouverte officiellement ce mercredi 15 novembre 2023 par Faure Gnassingb\u00e9, le pr\u00e9sident togolais. 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