Le scrutin présidentiel du 12 avril prochain fait bouger des lignes au sein de la communauté régionale et internationale. La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) n’entend pas rester du reste. Ainsi cette organisation tient à avoir ses yeux et oreilles dans cette élection. Elle a ainsi confié la direction de sa Mission d’Observation Électorale (MOE) à Nana Akufo-Addo, ancien président ghanéen.
La décision a été officialisée par le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray, traduisant la volonté de l’institution d’accompagner un scrutin jugé crucial pour la stabilité démocratique du Bénin.
La mission d’observation travaillera du 7 au 15 avril 2026, soit avant et après le scrutin.
Faut-il le préciser, cette mission s’inscrit dans le cadre du Protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance, qui encadre les standards électoraux dans l’espace communautaire.

Nana Akufo-Addo
En désignant Nana Akufo-Addo, la CEDEAO mise sur la crédibilité d’un ancien chef d’État pour superviser le processus et rassurer les acteurs politiques en compétition.
Un appel à des élections apaisées
À travers cette initiative, la CEDEAO réaffirme sa confiance dans les institutions béninoises, tout en appelant à la responsabilité collective.
L’organisation exhorte les parties prenantes à faire preuve de retenue, de tolérance et de respect de l’État de droit afin de garantir un scrutin transparent, inclusif et sans violence.
Au-delà de l’échéance électorale, cette mission s’inscrit dans une vision plus large portée par l’institution régionale: celle d’une «CEDEAO des peuples » à l’horizon 2050.
Un objectif qui passe, selon l’organisation, par le renforcement continu des processus démocratiques et la consolidation de la paix dans ses États membres.

